
Rassembler ces 3 machines a, pour moi, un goût particulier puisqu’il m’aura fallu 19 ans pour y arriver !!!




En fait, à l’époque (c’était au siècle dernier…) je ne supportais pas les flippers électroniques qui avaient détrôné les excellents Gottlieb de la fin des années 70 que j’adorais.
Et puis je ne savais pas les dépanner, internet n’existait pas (même le Vierzon 1 n’avait pas encore eu lieu c’est vous dire !) et je ne connaissais personne qui avait ce vice de vouloir un flipper à la maison…
Donc, ce Eight Ball de Luxe, que j’avais essayé de faire plus ou moins fonctionner, je l’ai vendu.
Par contre, quelques semaines plus tard, le Eight Ball que j’avais récupéré dans un lot que j’avais acheté a bénéficié de place disponible et, en fait, sa glace me plaisait bien avec Fonzye des Jours Heureux sur le fronton. Il m’a donc suivi à travers la France au gré de mes déménagements…
Pour qu’au début des années 2000 il fasse l’objet d’un échange avec un membre de ce site (il se reconnaîtra !) contre, je vous le donne en mille… un lecteur de DVD !...
Le Eight Ball Champ, lui, c’est beaucoup plus récent puisque de cette année et c’est grâce à ce site.
Le Eight Ball.

Mon exemplaire doit avoir un passé un peu trouble…
Quand je l’ai récupéré, il était entièrement NOIR !
Et quand je dis noir, c’est noir : le plateau, le fronton, la caisse…



Il a fallu retirer l’adhésif coloré qui se trouvait sur le fronton et la caisse et gratter tout le plateau.


A-t-il servi dans des séances de spiritisme, dans un lieu glauque ou au cinéma ?
Par contre le démontage des décors du haut du plateau montre que la ligue puritaine américaine a dû intervenir pour « rhabiller » les demoiselles qui étaient vêtues un peu légèrement !

Alors, pourquoi ai-je gardé ce flipper si longtemps alors qu’il ne fonctionnait pas ? Et bien Mag sur le fronton y est peut-être pour quelque chose…

Oui, Mag, c’est elle…

Et moi, quand elle me regarde avec ces yeux là, je ne peux pas résister !
Bon, le thème c’est le billard, je dirai même plus : le billard américain.

La glace de fronton montre plein de détails et il y en a un qui fait toujours se marrer mes visiteurs quand je leur montre : l’attitude déplacée de Bernard Lavilliers (on se demande bien se qu’il fait là et ce qu’il a entrepris avec cette petite serveuse…)

A un autre endroit et c’est relativement rare sur les flippers, il y en a un de représenté.

Mais la position des boutons de flip n’est pas réaliste, il s’est un peu planté là, Paul Faris !

Et puis il un juke aussi… Quant au petit con qui s’appuie dessus, il aurait les oreilles échauffées s’il avait connu ma grand-mère et son avis sur l’utilité de quatre pieds aux chaises…

Au hasard d’un surf sur internet fin 2008, je découvre une annonce pour un Eight ball sur Ebay et… surprise, il s’agit du mien ! Pas d’erreur possible, il ne peut pas y en avoir 2 avec du Vénilia noir collé sur l’apron. Contact pris, c’est bien un certain JCH (membre de ce site, donc) qui le vend…
Et bien j’ai remporté l’enchère et mon flipper est revenu « at home ».
Pour le Eight Ball de Luxe c’est un peu plus compliqué.

Comme je l’ai dit plus haut, c’est au début des années 90 que je me suis séparé de ce flipper qui ne fonctionnait pas bien et, surtout, qui me prenait de la place dans le garage !
Et puis, en 2006, je me dis que se serait pas mal de retrouver un De Luxe mais, déjà, ils devenaient rares et chers. J’ai fouillé mes archives et retrouvé le numéro de téléphone de l’acheteur du mien… qui l’avait toujours mais qui a cru posséder une fortune potentielle quand je lui ai dis vouloir le racheter !
Il a fallu plusieurs appels puis un argument décisif pour que ça se fasse : j’ai pris en charge ses frais de carburant pour descendre de l’est de la France à l’occasion de ses vacances dans le sud et il m’a déposé le flipper à Nîmes !!!
Accessoirement, je lui ai payé 7 fois le prix que je lui avais vendu à l’époque !...
C’est sans regret quand on regarde le dessin de Margaret et puis : « Le prix s’oublie, la qualité reste ! »

Au point d’avoir du secours…

Le dessin de la caisse est simple et rigoureux, classe quoi !

Et, en passant, le mien fait partie de la première série de 500 exemplaires qui étaient équipés de bumpers blancs.

Le Deluxe du fronton qui, lorsqu’il est complété, permet de claquer 3 parties d’un coup !

Le cowboy du fronton est déjà très « clean » et mâchouille une allumette plutôt que de fumer…

J’ai trouvé cette image sur le net : elle fout les boules !

Quelques photos…



Ayant ces 2 flippers à la maison, j’ai commencé à regarder les possibilités de trouver un Eight Ball Champ pour avoir la série complète.

Sa faible production d’après IPDB (1500 exemplaires) et le fait qu’il ne soit vraiment pas courant en France (je n’en ai jamais vu en exploitation…) me font imaginer les difficultés pour en trouver un.
Et puis finalement, c’est paradoxal, on en voit à la vente et même à des prix relativement bas. Le mien c’est grâce à Flipjuke que je l’ai trouvé : un échange avec un membre du site !
Le seul bémol c’est qu’il n’y avait pas la glace de fronton…

Et bien, là aussi, c’est sur ce site qu’un contact m’a permis d’offrir un weekend du côté de Saint Emilion à ma femme. Bon, j’en ai profité pour ramener une glace de Eight Ball Champ… mais ça, c’est autre chose !
Cette glace n’est pas joyeuse… avec des personnages interlopes.



Le barman a une tête de tueur…

Et même le représentant Coca Cola ne semble pas à sa place !

La caisse est d’une simplicité affligeante.

Sur IPDB (il va falloir y aller voir…) il y a 2 modèles cités : le Bally/Midway avec sa production de 1500 exemplaires et le Bally/Wulff fabriqué sous licence à Berlin (Berlin ouest hein en 1985, vous avez révisé il n’y a pas longtemps !) et le mien présente cette signature…

Le plateau est bien dégagé et le but consiste à descendre les cibles dans l’ordre qu’indique le flipper jusqu’à obtenir la 8 ball qui permet de claquer une partie.



Les lampes « wedge » de dessous de plateau je les ai maudites, pour les remplacer toutes : on en sort les mains en sang !

Ce flipper avait inauguré un nouveau système d’accès aux réglages… qui n’a pas fait carrière !

La porte de monnayeur avec son inhabituel bouton de démarrage de partie, à gauche et en plastique blanc.

Et là aussi, la signature Bally/Wulff.

Voilà pour ces 3 machines.
Je ne vous ai pas parlé de certaines bizarreries comme le Eight ball de Luxe sorti sous la marque Bally/Midway.

Qui ne présente comme différence que la forme de fronton.

Ni, encore moins, du Eight ball de Luxe « Limited Edition » qui était censé devenir un collector : pour moi c’est une horreur !


Pour conclure, de l’ensemble de ces jeux, s’il n’y en a qu’un à garder : c’est le Eight ball de Luxe !!!

Milan 11/09