CANADA DRY GOTTLIEB EUROPE1
Dans l’intitulé de cette organisation pleine de promesses pour l’Automne 1976 l’on perçoit déjà une issue décevante...
L’agence de publicité TBWA organise ce championnat pour le compte de Canada Dry ; jusque là l’idée est très bonne…
Europe 1 est le principal support médiatique. Ses podiums, installés face à face sous chapiteau pour la finale en seront le cadre, et 10 pinballs CANADA DRY arrivés in-extrémis désignerons le vainqueur 1976.
La soirée de cette finale est diffusée en direct sur cette station de radio qui ne lésine pas sur les artistes invités à venir chanter pour l’occasion.

Tout cela ne fonctionnera pas vraiment comme prévu car, en 1976, Bally et Williams font partie du paysage et les exploitants ou joueurs disposant de ces marques pour se livrer aux joies du flipper vont bouder tout cela.

Invité à me rendre à la finale; je me suis excusé. L’écoute de l’enregistrement de cette soirée n’a provoqué aucun regret.
Gottlieb expliquait, après coup, que l’établissement d’un modèle inédit à cette occasion avait occasionné beaucoup de frais (d’autant qu’il offrait un CANADA DRY au vainqueur).
En fait c’était le plateau d’ EL DORADO (été 1975) redécoré. Un plateau sur lequel il est pensable que des participants à la finale jouaient depuis plus d’un an …
Je ne crois pas qu’Europe 1 se soit ensuite beaucoup investi dans ce genre d’organisations.
Vraiment, vraiment, Canada Dry méritait mieux que cela.
Vous allez me dire que 30 ans après c’est facile de voir les erreurs commises.
Cela était malheureusement prévisible ; les exploitants disposaient de plusieurs syndicats et organes de presse.
Tout ce petit monde ne marchait pas d’un seul pas et n’exploitait pas uniquement la marque Gottlieb. Beaucoup rechignaient à entrer dans cette organisation car ne sachant plus que faire des Bally et Williams ou pour ne pas pénètrer dans « quelque chose » auquel participe, ou adhère, un autre clan …
Un journal professionnel de l’époque n’ a jamais dit un mot dans ses pages au sujet de ce championnat…(ce n’est pas celui ici illustré).
Le matraquage publicitaire radio d’Europe1 n’échappait pas aux patrons de bars dont les clients voulaient à tout force participer aux sélections, quelque soit la marque du flipper !
C’était n’importe quoi , et ça a duré des mois…
Le publiciste est fautif de n’avoir pas tenus compte des divers aspects ou tendances des gens de la profession en France avant de foncer dans le brouillard ;
je me suis étonné à plusieurs reprises au téléphone avec TBWA (qui voulait exposer des machines Gottlieb des années 50’ à la finale) de leur politique axée uniquement sur un constructeur.
En 1977 , je crois qu’un second « championnat » s’est déroulé dans l’indifférence générale .
